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Irrigation sans Roundup

L’ensemble du matériel d’irrigation devrait être sur la ferme au mois de janvier. Après il faut monter toute la tuyauterie. Les premiers besoins en eau peuvent parfois apparaître dès le mois d’avril.

L’eau d’irrigation sera puisée dans une fosse creusée proche d’une nappe affleurante. Nous l’avons fait creuser cet été en prenant soin de ne pas empiéter sur le ruisseau voisin. Elle est de taille modeste : 900 m². Au maximum je devrais avoir besoin de 3000 m3 d’eau pour toute la saison.

Dans les serres, la micro aspersion est réalisée grâce à l’eau du réseau. En effet, dans ce genre de fosse, les algues microscopiques se développent et boucheraient les petits systèmes d’aspersion.

Bien évidemment la solution proposée par certains ne m’a pas satisfait : mettre du glyphosate (roundup) dans le trou d’eau pour détruire les algues et s’affranchir des problèmes de filtration ! Les gens qui proposent cette solution prévoient d’arroser au pied des plantes (système goutte à goutte) car le roundup est un désherbant foliaire.

Chat’marade

Les campagnols continuent leurs ravages, après les carottes voilà qu’ils s’attaquent aux panais et aux poireaux ! Pour lutter contre les campagnols selon la technicienne en agriculture biologique, il faut 6 chats à l’hectare. J’en ai 4 (des chats !) dans la force de l’âge, cela devrait faire l’affaire. Mais si on prend en considération la douce tiédeur du poêle et les rigueurs de l’hiver, les campagnols peuvent festoyer encore tranquillement ! Courage chat’marade !, les campagnols ont du goût cette année, (peut être un peu le goût du pot au feu ?).

Bilan des gelées

Maintenant je peux faire le bilan des gelées et de la neige de la semaine dernière. Les radis glaçons ne sont plus (ils feraient mieux de changer de nom !)
Il y a eu des dégâts sur quelques choux frisés, les cornets et les salades frisées.
Tous les légumes racines sont intacts.

Feuilles ou racines

Cette semaine, la récolte a été conditionnée par les conditions météo. La récolte de légumes feuilles (épinards, choux, mâche de plein air..) a été rendue impossible car ils étaient gelés. Ces légumes résistent tout de même bien au gel à condition de ne pas y toucher quand ils sont raides.

En revanche, le sol étant à peine gelé, j’ai pu récolter des légumes racines bien à l’abri sous la neige.

Ail !

Cette semaine la plantation d’ail a commencé. Je vais essayer de faire mieux que la précédente bien que sur Adriers il n’y a pas de terres à ail. Cela n’empêche pas certains anciens d’avoir de beaux cailleux. Ils ont des combines, je vais en essayer certaines.
– il faut de la grousse terre.
– il faut l’planta dans la boue.
– moi le plant y le met en deux foués, d’abord en ce moument et pis une ôte le premier mars. Y te dis moi tous les premiers mars y s’is dehors à planter mon ail quoi qu’y s’passe.

L’amendement organique c’est-à-dire le fumier de bovins a été épandu cette semaine. Soit une vingtaine de tonnes de bouse et de paille !

En stock

Cette semaine, je n’ai rien biné par contre, j’ai planté 80 pêchers, semé de la mâche, des navets de Milan, des radis, des fèves et des petits pois.

A propos de petits pois, le semis de cette semaine était le dernier possible pour la saison. Si les taupins l’anéantissent encore, je ne retenterai ma chance qu’en mars pour une récolte plus tardive que prévu : juin.

J’ai commencé le stockage des carottes pour l’hiver. En effet ce légume est le plat favori des campagnols de « chez Polet » alors il faut les sortir de terre et les placer dans un silo de sable. La récolte et bonne et les carottes sont saines. C’est un légume difficile à réussir, il demande beaucoup de travail. Je les ai donc bichonnées pour les réussir.

Par contre les betteraves ne sont pas une réussite. Je ne suis pas satisfait de cette variété car je la trouve petite et elle présente mal. En revanche elle est plutôt bonne (assez sucrée). J’essayerai une autre variété l’année prochaine

Taupins et météo

Les taupins ont encore sévi : les petits pois semés en automne pour en avoir tôt au printemps ont été littéralement décimés ! Je vais refaire un semi la semaine prochaine en espérant que les conditions météo leur seront moins favorables.

Les potimarrons se conservent mal, il y a régulièrement des points de moisi et j’ai dû en jeter. C’est pour cela que je ne vous donne que ça en ce moment car les autres courges ont l’air de mieux se conserver.

Par chez nous, certains sujets de conversation sont incontournables comme les derniers aménagements de la commune, les derniers enterrements ou l’inévitable temps qu’il fait ! Cette semaine on a eu pas mal de pluie donc les commentaires ont fusé (cela dit je participe moi aussi à ce débat !)

Il y a les curieux : « – t’as eu combien chez toi ?
– O l’est pas trop mouillé ?
– Qu’est que te fais à cho temps ?
– O l’est-y ton temps ? »

Les insatisfaits : « – O tombe jamais quand il fô !
– Qué sale temps !
– Faudrait pas qu’il gèle dessus
– Si seulement on avait eu ça en septembre ! »

Les satisfaits « – Il en fallait
– O fait d’au bin »

Les sages : « – de toute façon c’est la météo

Les rutabagas et mamie

Le rutabaga est un légume « ancien ». Il est de la famille des brassicacées comme les choux, les radis, la roquette et les navets. Ce légume a tout à fait sa place dans un pot au feu. C’est aussi très bon dans une purée de pommes de terre. On peut aussi le cuisiner sauté avec des navets et quelque chose de sucré (miel, pommes) servi avec du boudin noir ou une escalope de porc par exemple.
Je vous fais part des commentaires de ma grand-mère quand elle a vu les rutabagas dans mon champ :

« bé quikolé ?

des rutabagas mamie

y cé bé ce quo lé dhou rutabaga ! Olé pas vrai que tu va vendre che. C’est bon pour les gorets !

bé si

boune gens (soupir)»

Cela dit elle m’a fait le même coup en voyant les courges, les courgettes, et les topinambours !